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Joël de Rosnay

JdrJoël de Rosnay, Docteur ès Sciences, est Président exécutif de Biotics International et Conseiller du Président de la Cité des Sciences et de l’Industrie de la Villette dont il a été le Directeur de la Prospective et de l’Evaluation jusqu’en juillet 2002. Entre 1975 et 1984, il a été Directeur des Applications de la Recherche à l’Institut Pasteur. Ancien chercheur et enseignant au Massachusetts Institute of Technology (MIT) dans le domaine de la biologie et de l’informatique, il a été successivement Attaché Scientifique auprès de l’Ambassade de France aux Etats-Unis et Directeur Scientifique à la Société Européenne pour le Développement des Entreprises (société de "Venture capital"). Il s’intéresse particulièrement aux technologies avancées et aux applications de la théorie des systèmes. Joël de Rosnay est lauréat du Prix de l’Information Scientifique 1990 de l’Académie des Sciences et du prix Benjamin Constant des Arts de la Communication 1994 de la Société d’Encouragement de l’Industrie Nationale.

Bibliographie

  • «Les origines de la vie : de l'atome à la cellule», Editions du Seuil, 1966
  • «Le Macroscope : vers une vision globale», Editions du Seuil, 1975 (Prix de l'Académie des Sciences Morales et Politiques)
  • «La malbouffe : comment se nourrir pour mieux vivre», avec Stella de Rosnay, Editions Olivier Orban, 1979.
  • «La révolution informatique, Ordinapoche», supplément de «Science et Vie», 1981.
  • «La révolution biologique : voyage aux centres de commande de la vie» (Biokit  & Biodisc), numéro spécial de «Science et Vie», 1982.
  • «Les chemins de la vie», Editions du Seuil, 1983
  • «Branchez-vous», avec Stella de Rosnay, Editions Olivier Orban, 1984 (Grand Prix de la littérature Micro-informatique Grand Public 1985)
  • «Le cerveau planétaire», Editions Olivier Orban, 1986
  • «L'aventure du vivant», Editions du Seuil, 1988
  • «L'avenir en direct», Editions Fayard, 1989
  • «Les rendez-vous du futur», Fayard/Editions n° 1, 1991
  • «L'homme symbiotique - Regards sur le troisième millénaire», Editions du Seuil, 1995
  • «La plus belle histoire du monde - Les secrets de nos origines» avec Hubert Reeves, Yves Coppens et Dominique Simonnet, Editions du Seuil, 1996.
  • « Une vie en plus – la longévité pourquoi faire ? », avec François de Closets, Jean-Louis Servan Schreiber et Dominique Simonnet, Editions du Seuil, 2005

octobre 5, 2005 dans Les auteurs | Permalink

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Commentaires

Bravo mon Jojo,
Je me précipite pour acheter ton nouveau livre dès demain. Il me tarde de te lire, comme toujours.
Baisers,
Amélie

Rédigé par : Amélie Ricci | 18 oct 2005 02:49:20

j'ai suivi avec intêret les propos de joël de rosnay ce matin sur europe1, mais ses perspectives d'une vie en plus, s'ils ne peuvent que réjouir les sexagénaires aux quels j'appartiens, génèrent aussi inquiétude et perplexité. car nous sommes nombreux de notre génération à avoir encore auprès de nous de parents qui peuvent atteindre les 90 ans et au-delà, et nous sommes confrontés à un véritable parcours du combattant pour trouver des structures leur assurant une fin de vie digne. alors à quoi bon prolonger la vie ? qu'en sera-t-il pour nous dans 20 ans ? Je déplore que le discours optimiste ne soit pas systématiquement accompagné des conséquences que celà implique sur le plan des besoins : structures, emplois ...
messieurs, je souhaite de tout coeur que votre notoriété aux uns et aux autres vous permettent de vous faire entendre auprès de ceux qui décident, car notre génération a le blues quand elle songe que pour elle ce sera peut-être pire qu'aujourd'hui
j.motron

Rédigé par : josette motron | 23 oct 2005 16:38:25

bonjour, c'est grace à votre passage sur EUROPE1 que j'ai découvert votre site, votre émission était très intéressante et je vais acheter votre livre, j'avais assister à une de vos confèrences à LYON sous le dome de l'hotel DIEU j'en garde un très bon souvenir allez-vous revenir faire d'autres confèrences dans notre bonne ville des Gaulles???

Rédigé par : oujoud janine | 24 oct 2005 10:31:33

Pouvoir surfer des vagues de 3m à Guéthary en plein hiver : il est clair que le plus ancien des Tontons Surfers français s'offre des sessions de surf en plus de par son étonnante santé. Bientôt 50 années de surf sous la planche !

Rédigé par : Antony COLAS | 26 oct 2005 10:06:29

Je viens de vous voir sur France 5 - les Maternelles , votre intervention m'a vraiment captivée !
Notament quand vous avez parlé de votre voiture , pourquoi de tels systémes sont -ils si méconnus ? Il y a des moyens pour rouler + économique et + propre et ces possibilités ne sont utilisées largement .C'est déplorable !
Une vie en plus , c'est possible si on s'en donne les moyens !
Merci à vous

Rédigé par : sydney | 9 nov 2005 10:20:00

Joel, merci de repondre à la question de sydney, elle m'interesse aussi !
:)

Rédigé par : Tatiana | 9 nov 2005 22:31:24

A propos de rouler plus propre, voici une info qui devrait intéresser Sydney. Je regrette de ne pas avoir vu "Les Maternelles" sur France 5, mais j'ai vu Capital sur M6 et j'ai fait quelques recherches sur le net, suite à la diffusion de cette émission. Je vous recommande de lire le rapport d’étude (wallone) sur les carburants issus de matières végétales (betterave, blé, mais, colza, tournesol, pomme de terre, cannes à sucre, etc) :
"Les biocarburants : Une alternative réaliste pour un développement durable.".
"Un grand avantage des biocarburants est la lutte contre l’effet de serre.(...) D’une manière générale, les biocarburants sont meilleurs que les filières fossiles en ce qui concerne le bilan énergétique, l’émission de gaz à effet de serre, la toxicité humaine et écologique.". Ce dossier contient un tas de liens intéressants, notamment sur "les avantages environnementaux des biocarburants".
Conclusion de ce rapport : "Plus de 75% du manque à gagner fiscal pour l’Etat -wallon- pourrait être compensé par l’activité économique que la production de biodiesel engendrera et qui alimentera les caisses de l’Etat... tout en créant des emplois. Si les biocarburants satisfaisaient 5,75% de la consommation wallonne de carburants, les emplois augmenteraient de plus de 3000 unités.". Tout cela me paraît plutôt positif.
Le rapport en ligne : http://www.valbiom.be/pages/iframes/biocarburants_txt.htm

Rédigé par : Julien Lahore | 15 nov 2005 19:22:16

Je vous ai écouté ce matin sur FranceInter. Visiblement votre fond de commerce tourne autour des séniors. Est-ce une raison suffisante pour servir la soupe aux exploiteurs de tout poil ? N'y a-t-il pas d'autres solutions pour financer les retraites que l'allongement de la durée de travail ? Avez-vous déjà entendu parler de la décroissance ? Dans les années 80, le PDG de Peugeot gagnait 30 fois le SMIC : scandale ! De nos jour à moins de 100 fois le SMIC un PDG est ridicule.... A qui profite notre travail, pas aux retraités, c'est sur !!!
A qui profite votre discours ?

Rédigé par : Joel Courbon | 19 nov 2005 09:44:14

Merci pour votre commentaire très pertinent. C’est évidemment aux politiques de vous répondre. Mon rôle de scientifique est d’attirer l’attention sur les effets socio-économiques de l’allongement de la durée de vie. Les solutions à mettre en œuvre ne sont pas ponctuelles, comme par exemple de repousser l’âge de la retraite. Nous sommes confrontés à des systèmes complexes qui nécessitent des actions combinées et la mise en œuvre de mesures s’échelonnant dans le temps, dont celle que vous signalez.

Rédigé par : Joël de Rosnay | 19 nov 2005 10:37:22

penser à soi, à sa santé certes, cela sera bénéfique aussi pour la collectivité ( la securité sociale par exemple) mais circuler sans voiture, adopter un esprit"décroissant"qui préserve notre air et notre nature, ce serait aussi bénéfique poure chacun d'entre nous.Enfin pense-t-on aux populations pauvres qui vivent moins longtemps et pour la santé desquels nous avons une responsabilité?

Rédigé par : juliette | 19 nov 2005 11:35:33

penser à soi, à sa santé certes, cela sera bénéfique aussi pour la collectivité ( la securité sociale par exemple) mais circuler sans voiture, adopter un esprit"décroissant"qui préserve notre air et notre nature, ce serait aussi bénéfique poure chacun d'entre nous.Enfin pense-t-on aux populations pauvres qui vivent moins longtemps et pour la santé desquels nous avons une responsabilité?

Rédigé par : juliette | 19 nov 2005 11:36:26

Je suis désolé j'ai fait mon commentaire dans la partie du livre "une vie en plus". Si vous permettez je le colle de nouveau ici.

Bonjour, monsieur, je viens aussi d'entendre votre interview sur inter et j'aimerais vous faire part de mes commentaires:
Si la durée de vie de l'humain s'allonge et ceci tout en lui permettant d'être en bonne santé, pourquoi faut-il absolument que ce soient les entreprises qui en profitent? Il se trouve que vous avez abordé le thème de l'aménagement des temps et des conditions de travail (assez peu si je puis me permettre) mais pensez vous que la productivité et la nécessité devraient être considérées ? Je veux dire que de nos jours les 35 heures sont déjà 2 fois trop d'heures de travail pour les réels besoins de cette société (si bien évidemment on retire de nos considérations tout ce que l'on jette, car produit à tort ou n'ayant pas trouvé de débouchés sur le marché) le système productif français englobe seulement 6 à 7 millions de travailleurs (j'entend les agriculteurs et les ouvriers productifs) le reste sont des travailleurs de services 13 à 14 millions, des chômeurs environ 4 millions et des inactifs (seulement 36 millions) Pourquoi faudrait-il cautionner le fait que nous n'arriverons pas à payer des inactifs de plus? Je pense qu'une des réponses est que les entreprises manquent d'imagination et de courage (bien évidemment aussi de temps et de moyens) pour embaucher 3 personnes là ou une seule accepte de faire l'affaire. 3 personnes qui ne travailleraient que 18 heures, seraient payées un peu moins mais les gens se rendraient vite compte, si on leur faisaient confiance, qu'ils ne sont pas malheureux dans la réalité seulement dans l'esprit (cent ans qu'on leur rabache qu'ils sont en crise) et qu'ils n'ont pas besoin de tout ce que l'on essaye de leur vendre. Dès lors si l'on partage une tache à plusieurs le stress va diminuer, la communication et les rapports sociaux augmenter et tout le monde en profitera. Voilà, moi, je veux bien que vous viviez 120 ans mais je veux surtout que dans le temps qui vous est imparti vous y soyez heureux et que les gens autours de vous prennent conscience que les manipulations a fin de produire plus et de consommer plus sont destructrices. Je tiens à préciser que je ne pense pas qu'il faille arrêter de consommer, je pense qu'il faut le faire plus intelligemment, je ne pense pas que l'on nous manipule sciemment mais comme je l'ai dit avant par habitude et manque d'imagination, de vrai courage politique et que la fuite en avant permet de ne pas réfléchir. Enfin dernier point et je cesse de vous embêter, pensez vous qu'il faille vivre jusqu'à 120 ans en travaillant plus alors que l'on noie déjà les pays du tiers monde sous nos produits, nos abats, qu'on les empêchent de se développer localement et bien sur que leur espérance de vie est deux fois moindre?
Cordialement
Pascal

Rédigé par : Pascal | 19 nov 2005 11:43:38

M de Rosnay,

J'ai écouté votre interview de ce matin qui attire mes commentaires suivants:

Je pense que ceux qui préconisent la retraite au-delà de 60 ans n'ont pas l'expérience du "métro, boulot, dodo" et du stress qu'engendrent les conditions de vie de millions de gens qui font l'équivalent de plusieurs tours du monde en train de banlieue avec la crainte d'être en retard au travail le matin et d'arriver en retard le soir pour récupérer les enfants. Il faut aussi prendre en compte la nécessité de s'adapter à des situations insécurisantes en raison de la constante évolution des techniques, des fusions d'entreprises qui sont souvent traumatisantes pour une grande partie du personnel et l'insécurité de l'emploi qui oblige à faire ses preuves jusqu'au dernier jour de la carrière, et j'en passe...Dans mon entreprise (grande banque de la Place), le médecin du travail avait fait un rapport alarmant selon lequel,suite à 2 fusions consécutives, une majorité du personnel, toutes catégories confondues, étaient sous anti dépresseurs tellement les rapports étaient tendus. Les divers plans sociaux ont provoqué le départ de personnes pour qui le travail avait une place primordiale dans la vie et dont la conscience professionnelle était chevillée au corps.Ces personnes n'en pouvaient plus tout simplement.

Il est facile pour ceux qui tirent de leur travail enrichissement dans tous les sens du terme d'émettre des propositions qui ne tiennent pas compte des réalités de la plupart des gens.

Bien sûr, la question du financement se pose et ceci ne devrait pas conduire non plus à des positions simplistes. Est-il normal que des sociétés très bénéficiaires mettent presque tout le personnel âgé de 57 ans au chômage et rejettent les charges sur la société? Ce genre d'anomalies serait d'abord à corriger
avant d'envisager de faire bosser les gens jusqu'au seuil de la mort. N'oubliez pas que ceux du 3ème âge consomment, font vivre le tourisme en période creuse et donc préservent des emplois qui génèrent des cotisations. Beaucoup profitent de la période de seconde jeunesse pour assurer du bénévolat, ce qui est utile aussi à la société.

Je vous souhaite quand même de vivre juqu'à 120 ans et
de garder le plus longtemps possible une activité rémunératrice puisque vous y tenez.

C Tuet

Rédigé par : TUET Claude | 19 nov 2005 17:28:10

Quel est le point commun entre la plupart des centenaires ?
Pour eux, aujourd'hui est plus la veille de demain que le lendemain d'hier !
A méditer...

Rédigé par : sylvie de soye | 19 nov 2005 22:35:33


En rponse Pascal.

Dans les annes trente dj un mouvement abondantiste estimait que l'on pouvait travailler moins et donner chacun selon ses besoins. Oui, condition de dfinir ces besoins. Il est vrai que l'on peut concevoir des vies toutes diffrentes des vies trs bas niveau de vie et pourtant heureuses. Il n'y a pas lieu de faire de la croissance pour assurer aux moines leur ncessaire. Force est de constater que cette frugalit est la chose du monde la moins partage. Les vieux soixante huitards consomment tout va, vous le savez bien.

Je partage avec vous l'ide que notre systme capitaliste libral n'est pas finalis, que c'est une force qui va, au besoin dans le mur. Au reste, son objectif, bien affirme depuis que la finance a repris les commandes ce n'est ni de produire des richesses, ni de donner du travail mais seulement de dgager toujours plus de profit. Un objectif absurde et autodestructeur puisque la maximisation du profit court terme porte en elle la destruction du capitalisme mme. Marx avait crit des choses l dessus n'est-ce pas ?

On pourrait donc concevoir une autre socit dans laquelle chacun vivrait heureux en ne travaillant qu'une vingtaine d'heures par semaines. Dans de nombreuses socits traditionnelles, on ne travaille pas plus que cela. Mais cette entreprise va si fort l'encontre des dsirs individuels qu'elle dboucherait sur un tat-bagne qui imposerait son modle faute de pouvoir le faire admettre. En tout tat de cause je ne crois pas que l'on puisse dire " l'histoire ne me plait plus. Arrtez tout, je descends ". Nous vivons dans un monde frontire ouverte, pour le meilleur ou pour le pire on peut en discuter mais je n'imagine pas que la France puisse se refermer sur elle-mme comme la Core du Nord pour dvelopper son propre modle. Il nous faut rsoudre les problmes d'une France de 2005 immerge dans le monde contemporain.

Avouons-le, je dteste l'utopie. C'est trop facile et nous avons dj tant faire avec la ralit ! Nous avons donc une gamme rduite de socits possibles. La socit de rupture complte me parat exclue. Mais, dans les socits compatibles, il en est qui s'loignent ou se rapprochent plus ou moins de votre idal. C'est dans ce sens qu'il faut travailler. N'oubliez pas enfin que nous sommes dans une socit d'initiative et de libert. Celui qui veut se construire une vie frugale travail partiel peut le faire sans doute plus aisment que celui qui veut une vie normale travail complet. A la limite mme, il n'est que trop facile d'y arriver en ajoutant un petit complment occulte aux minima sociaux. C'est dj un immense progrs. Pourquoi vouloir dcrter la frugalit obligatoire au risque de sombrer dans une idologie totalitaire.

Rédigé par : François de Closets | 22 nov 2005 12:12:59

Cher Claude,

Je rpondrai puisque le sujet concerne plus particulirement ma partie. Soyons prcis : retarder l'ge du dpart en retraite n'est en rien un choix. C'est une absolue ncessit moins de vouloir revenir aux annes cinquante quand les retraits taient les " conomiquement faibles ".Parlons franc. Si l'on veut une retraite de bonne heure c'est en ayant une pension suffisante pour mener une vie agrable. La retraite au RMI n'est pas tellement recherche. Or cette bonne retraite n'est tout simplement pas payable partir de 58 ans. Tous les pays arrivent cette conclusion, pays scandinaves, pays anglosaxons, Allemagne Espagne et autres. Partout on se prpare glisser de soixante soixante-dix ans au cours des prochaines annes. Il ne s'agit donc en rien d'un choix mais d'une ncessit.

-Il est vrai que le capitalisme financier prlve l'excs sur la richesse produite par les entreprises ce qui est socialement injuste et conomiquement dpressif. Tout le monde en est conscient. Lisez le live de Patrick Artus " Le capitalisme est en train de s'autodtruire, ", mais cela n'a rien voir avec le financement des retraites. Comment allez-vous prlever une part supplmentaire des profits pour les affecter aux fonds de retraites. Je vous rappelle que la tendance actuelle est tout juste inverse. La concurrence fiscale nous oblige baisser et non pas augmenter notre impt sur les socits.

- Que les seniors soient plus heureux visiter le monde qu' travailler, cela est vident Que j'ai un immense privilge d'tre passionn par mon travail, j'en suis conscient. Que les gens ne soient plus en tat de travailler aprs soixante ans, je n'en crois rien. Et, de toute faon, il faudra bien faire avec. Je me contenterais volontiers d'tre seul au travail 70 ans

Tandis que tous les autres Franais se reposent, ce n'est malheureusement pas possible. N'oubliez pas enfin que, quel que soit le stress au travail, il reprsente peu de choses par rapport celui des jeunes qui cherchent en vain un job. Il faut savoir hirarchiser les compassions. C'est ne plaindre personne que plaindre tout le monde. Amitis Franois de Closets

Rédigé par : François de Closets | 22 nov 2005 12:13:57

Réponse de Pascal à monsieur de Closets,

Tout d’abord je vous remercie d’avoir bien voulu répondre aussi rapidement à mon interpellation, d’autant qu’elle est je le reconnais naïve par endroit.
(Petit aparté j’ai cru comprendre que vous répartissiez les réponses selon vos compétences, faut-il par ailleurs poursuivre cette discussion sur une page qui vous est réservée plutôt que sur celle de monsieur de Rosnay ?)

En attendant votre réponse sur ce point je veux juste souligner quelques éléments de mon questionnement (qui n’est donc par essence pas une affirmation) je ne précisais pas qu’il fallait travailler ou encore pire ordonner de travailler 20 heures semaine pour vivre plus frugalement mais bien que notre société ne consomme pas la moitié de celle produit, c'est-à-dire qu’elle pourrait produire moins, (je n’ai pas de vrais chiffres à citer puisque personne ne fais le décompte de ce qui est jeté ou alors en tonne de déchets mélangé avec le reste des ordures ménagères)
Mettons 20 % à 50 % en moins sans pour autant faire que personne ne possèdent moins car ces produits n’atteignent jamais le consommateur.
Je vais vous donner un exemple personnel : mes parents habitent à coté d’un centre E.L …d’une petite ville de province (10000 hab.) régulièrement ils observent les employés jetant des objets dans le broyeur, ces articles qu’ils croyaient légèrement abîmés ou obsolètes, mon père il y a 15 jours c’est payé le culot d’en récupérer pour les retaper, à sa grande surprise il n’en a même pas eu besoin, ils étaient neufs et en état de marche (je parle de vélo, de pèse-personne, de scie électriques…)
Les exemples concernant la nourriture qui reste à pourrir ne manquent pas non plus. Donc je m’interroge sur le fait du débouché réel des produits.

Je constate que je me suis mal exprimé dans mon écrit précédent, il s’agissait de relativiser les produits et leur consommation par un temps effectif de travail et non pas d’obliger les gens à travailler moins pour gagner moins ou autant ceci car il m’est arrivé de travailler 50 à 60 h semaine et parfois 15 h et ces situations ont toujours été l’objet d’un choix relatif, je ne souhaite donc pas que l’on régisse le temps de travail des gens de façon aussi drastique, cependant il faut que la société s’interroge sur ce qu’elle veux devenir et comme je l’ai dit à monsieur de Rosnay je vous souhaite vivre jusqu’à 120 ans (en l’occurrence votre souhait semble de travailler jusqu’à 70 ans ou plus ) peut importe cette durée si elle fait l’objet d’un choix mais pourquoi cette liberté que vous voulez prendre devrait s’imposer aux gens qui sont moins décideurs de leur vie.

Le devoir d’une société est, en autre, de protéger ses éléments les plus faibles, la surconsommation créée, vous le savez aussi bien que moi, des dépendances addictives et en la cautionnant nous ne protégeons plus les plus faibles, je reprends cette idée que vous semblez partager avec moi et qui ne me semble pas révolutionnaire : consommons mieux, informons les gens du réel devenir de la production française ou autre (l’origine des produits est soit disant indiqué sur l’étiquette mais c’est tellement illisible et incompréhensible pour le commun d’entre nous).

Ces éclaircissements faits, je me permets un autre sujet de réflexion plus proche de votre livre et je repose ma question, si l’on veut vivre une vie en plus, c’est à dire profiter de cet allongement « naturel » de notre vie, pourquoi faut-il que ce soit les entreprises qui en profitent ?
Pourquoi le travail à plus de 50, 60 et 70 devrait-il rester laborieux et enclencher une relativité économique ? Ce qui fait peur à nos dirigeants c’est de perdre le pouvoir qu’ils ont acquis, ainsi voir arriver une « économie » parallèle non monétaire basée sur l’entre aide (tel que les papis qui aident aux travaux scolaires) ne doit pas les rassurer, bien sur vous me direz que même les papis doivent manger et vivre dans leur système de consommation, mais je suis persuadé que nous n’en n’étions pas si loin.
Je suis d’accord avec vous, notre système (vous voyez je ne fais pas que critiquer) est un système performant basé sur la répartition, si nous le considérons comme relativement stable (pas de réelle guerre depuis 50 ans) il suffit dès lors de répartir différemment d’informer les gens que les impôts ne sont pas du vol (d’ailleurs il serait peut être intelligent de leur trouver un autre nom à plus faible connotation) si ils servent à la répartition des biens et services, de même que les papis scolaires on pourrait créer par exemple une ANPE entièrement gérer par des « anciens » qui possèdent le savoir, la patience et la compétence pour placer des plus jeunes.

De plus le « problème » des retraites s’il a son utilité pour manipuler les foules (quel meilleur outil que la peur pour faire avancer les gens dans le sens que l’on veut) n’a pas forcément de réels fondements dans l’économie du futur car nous ne savons pas grand-chose des gains de productivité dans 30 à 50 ans, j’expliquais dans mon premier jet qu’aujourd’hui (chiffre INSEE 1999)seuls environ 7,5 millions de personnes (agriculteurs et ouvriers) étaient des productifs et qu’il fournissaient à plus de 55 autres millions leur bien être matériel quotidien, les productifs étaient 8.6 M en 1990, 9.2 M en 1982 et 9.7 M en 1975 et malgré cette hémorragie nous arrivons toujours à payer les personnes dites « inactives »(environs 37 millions) car nous répartissons les gains autrement, qu'en sera-t-il de la natalité ou de la consommation ou tout simplement de l’innovation, peut être n’utiliserons nous plus un produit qui grève actuellement notre PIB (la surconsommation médicamenteuse par exemple) ?

Vous affirmez que le départ à la retraite doit être nécessairement reculé (je vous signale entre parenthèse qu’il s’agit d’une décision unilatérale bien plus pesante que mes 20 h) s’il s’agit d’une volonté financière, physique, morale etc. je pense que tout le monde vous approuve mais donnez nous les moyens d’en juger pas par des phrases catégoriques qui n’expliquent rien (je vous prie de m’excuser je ne parle par de vous M. de Clausets mais de la classe influente).
Quel est le coût fondamental des retraites dans 30 à 50 ans ? 17 à 18 % du PIB alors qu’il ne représente que 12 % actuellement. Là encore répartition et relativisation nous ne parlons que de 5 à 6 % d’une valeur ajoutée qui est elle-même toute relative.

Il y a un autre point dont j’aimerais vous parler, d’après Alain Touraine la production de biens et services ne représente que 10 % de la masse monétaire échangée, est-ce vrai d’une part et d’autre part si ce pourcentage est réel, pensez-vous que ce ballon de baudruche n’est pas plus dangereux que les besoins en financement de nos retraites ? Je ne suis pas sur d’avoir tout compris à la taxe proposée par M. Tobin mais un prélèvement sur ces flux ne leur ferait pas grand mal et payerait assez bien les besoins en financement.
Là encore les réponses ne sont pas forcément si loin, il a suffit d’un peu d’imagination ou de culot. Je rejoins d’ailleurs votre idée même si vous l’avez pas exprimé aussi clairement lorsque vous dites que la concurrence fiscale entre les pays riches est considérable et j'ajoute que par manque de courage politique, nos dirigeants, en faisant des cadeaux éhontés pour séduire les entreprises et pour attirer les capitaux des FMN dans notre pays, ont fait entrer le loup dans le poulailler et que celui-ci tuera la poule aux œufs d’or.

Je me suis laissé aller et je suis désolé car j’ai certainement abusé de votre temps mais en étant un référant vous êtes un membre influent de notre société et votre avis m’intéresse, je n’ose donc espéré une réponse
Cordialement
Pascal

Rédigé par : Pascal | 23 nov 2005 02:41:15

J'ai écouté l'emission de J.PRADEL ce matin sur Europe1 - Il a été question d'un chercheur aux Etats Unis qui a travaillé sur l'activation des neurones de nouvelles zones du cerveau afin de "compenser" le veillissement : sauf erreur à aucun moment il n'a été question de Monique LE PONCIN qui a écrit plusieurs ouvrages sur ce thème dont "La Gym du cerveau". Connaissez-vous son approche ? et qu'en pensez-vous ?
Cordialement
Isabelle AUDOIN -

Rédigé par : AUDOIN Isabelle | 10 mai 2006 15:22:09

A la suite de l'émission de J.Pradel sur Europe 1, j'aimerais resituer le débat sur les générations futures. Que les quatre rédacteurs du livre "Une vie en plus" aient eu conscience du cadeau providentiel d'une vie plus longue et en relative bonne santé, cela ne fait pas de doute. Connaissant par les médias trois de ces messieurs, il est clair qu'ils se sont préoccupé depuis longtemps de leur fonctionnement biologique et ont fait attention à leur santé. Mais il n'en n'est pas de même pour beaucoup de jeunes d'aujourd'hui dont la principale activité du week-end est de chercher par tous les moyens à s'auto-détruire inconsciemment par toutes sortes de drogues ou même par toutes sortes d'engins mobiles. Qu'en restera-t-il lorsqu'ils seront parvenus à l'âge respectable de la "retraite"? De même pour les femmes, jeunes ou moins jeunes, qui depuis quelques décennies s'efforcent plus ou moins consciemment de rejoindre leur congénères hommes sur divers plans : cigarettes, alcool, stress immodéré, etc. Le gain d'années qui leur était dévolu va disparaître en... fumée!

La bonne santé de beaucoup de nos parents qui font les nonagénnaires d'aujourd'hui ne perdurera pas dans les générations futures. Ils étaient bien plus actifs et résistants que bien de nos contemporains et se nourrissaient plus sainement aussi : pas de hamburger, de fastfood, de plats tout préparés,etc...

D'autre part, est-ce vraiment un progrès que d'envisager un avenir où vieillir deviendrait un phénomène honni, où on traquerait la moindre ride, le plus petit bourrelet, le malheureux cheveu blanc! Je réclame le droit de vieillir en paix! De constater la décrépitude du corps avec sérénité. Vieillir dans l'harmonie et la sagesse sans vouloir à tout prix avoir l'air jeune!

Ceci dit, j'ai tout de même acheté votre livre dès sa parution! Le chapître de François de Closet m'a particullièrement intéressé. Merci

Rédigé par : Brigitte Mocquillon | 10 mai 2006 19:46:39

Bonjour joel.je voudrais te poser une question.Peux-tu me faire le resumé de ton livre et me l'envoyer sur mon mail?c'est un bon livre tu sais et très interessant.Il sz'agit de:les origines de la vie,1966 édition du seuil.je te remercie d'avance.urgent

Rédigé par : Maurile | 28 juin 2008 13:30:58

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