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Le vin rouge et les effets de synergie positive dans l'alimentation

Deux verres de vin rouge n'augmentent pas les risques de cancer

LE MONDE | 21.03.09 | 14h07  •  Mis à jour le 22.03.09 | 17h07

Fin février, coup sur coup, une étude majeure de l'université d'Oxford au Royaume-Uni et un rapport de l'Institut national du cancer en France ont conclu que l'alcool était cancérigène et ce dès le premier verre, y compris dès le premier verre de vin rouge.

 

Quelques jours seulement après la publication de l'étude d'Oxford et des conclusions de l'INCA, une nouvelle grande étude française, la cohorte Color, portant sur près de 100 000 personnes suivies pendant vingt-cinq ans, concluait, elle, que si l'alcool en général est bien un facteur de risque pour de nombreux cancers, la consommation modérée de vin rouge protège contre un certain nombre d'entre eux.

De fait, des siècles de sagesse populaire et de nombreuses études scientifiques ont associé la consommation modérée et régulière de vin rouge (au sein d'un repas) avec une bonne santé.

Que faut-il conclure ? Sur la base des études existantes, il semble clair que, dans de nombreuses circonstances, la consommation d'alcool augmente le risque de cancer. Toutefois, il n'existe pas de données suffisantes pour affirmer que la consommation modérée de vin rouge, au cours des repas, et dans le cadre d'un régime méditerranéen, est associée à un risque accru de cancer. Bien au contraire, on sait qu'elle est bénéfique contre les maladies cardio-vasculaires, et il reste fort possible qu'elle le soit aussi contre le cancer.

Essayons de comprendre ce qui explique ces confusions et justifie notre prudence :

Personne ne met en doute que la consommation excessive d'alcool est dangereuse pour la santé et induit des cancers. La plus dangereuse - et là toutes les études sont d'accord - étant la consommation dite binge drinking, qui consiste à se soûler en dehors des repas.

Surtout, le contexte alimentaire modifie considérablement la réponse de l'organisme à l'alcool. On a pu documenter, par exemple, qu'un déficit en acides gras oméga-3 et un excès d'acides gras oméga-6 (typiques des diètes anglo-saxonnes contemporaines) augmente de 5 à 10 fois la quantité de radicaux libres cancérigènes produits par la consommation d'alcool. De la même façon, plusieurs études ont montré que seules les femmes dont l'alimentation pauvre en légumes verts apporte moins de 400 microgrammes de folates par jour voient leur risque de cancer du sein augmenter avec la consommation d'alcool. Pas celles dont le régime est plus riche en folates - comme c'est le cas dans la diète méditerranéenne.

Un point capital de l'étude d'Oxford, qui a été peu discuté, est que l'augmentation impressionnante de 160 % du risque de cancer des voies aériennes et digestives supérieures (VADS) n'était observée que chez les fumeurs. Il n'y avait pas d'augmentation significative du risque chez les non-fumeurs. Encore une fois, c'est la synergie de nos habitudes, bonnes ou mauvaises, qui semble déterminante pour le développement des tumeurs.

En ce qui concerne le vin rouge en particulier, son effet protecteur est nettement plus marqué lorsque celui-ci est consommé dans un contexte précis : au cours d'un repas, et particulièrement dans le cadre d'une diète méditerranéenne. Ce régime alimentaire inclut de nombreux légumes riches en polyphénols, flavonoïdes, bêta-carotènes et folates (entre autres composés phytochimiques favorables à la santé), et un équilibre très favorable en acides gras oméga-3 par rapport aux oméga-6.

Par ailleurs, il reste vrai aussi que dans certains cancers, l'alcool, et le vin rouge en particulier, est associé à une réduction du risque. Dans l'étude d'Oxford, la consommation modérée d'alcool était associée à une réduction du risque pour le cancer du rein, de la thyroïde et du lymphome non hodgkinien. Une étude plus ancienne avait elle aussi constaté une réduction du risque pour le cancer de la prostate en relation avec la consommation de vin rouge. De plus, il existe une grande différence dans l'augmentation du risque de certains types de cancer selon le type de boisson alcoolisée consommée.

Par exemple, alors que dans l'étude d'Oxford le vin rouge n'a aucun effet sur le risque de cancer du foie, les autres types d'alcool augmentent de 31 % le risque de ce cancer. Une situation similaire est observée pour le cancer du côlon, la consommation modérée de vin rouge diminuant de 7 % le risque de ce cancer, alors que les autres boissons alcoolisées l'augmentent de 3 %

L'étude d'Oxford ayant été faite au Royaume-Uni, on sait que ces femmes représentent une population à haut risque de cancer étant donné la forte proportion d'entre elles ne mangeant pas une quantité suffisante de végétaux, consommant 15 à 30 fois plus d'oméga-6 que d'oméga-3 et étant inactives physiquement avec un excédent de poids. Cela est très éloigné du rapport de 5/1 ou moins qui caractérise la diète méditerranéenne. Ce régime anglo-saxon riche en oméga-6 augmente considérablement le risque de cancer en lien avec l'alcool, un impact néfaste qui ne peut qu'être accentué par une hygiène de vie déficiente.

On connaît aussi de nombreux exemples où les recommandations nutritionnelles pour la santé, aussi affirmatives, voire péremptoires, qu'elles aient pu être, se sont révélées fausses, et même dangereuses. C'était le cas aux Etats-Unis dans les années 1960 de l'injonction d'abandonner le beurre pour des margarines à base d'huiles végétales, dont on sait aujourd'hui qu'elles ont été responsables d'une épidémie considérable d'infarctus (à cause de l'excès d'oméga-6 et d'acides gras trans dans les margarines industrielles).

C'était le cas, en France, de l'injonction d'abandonner l'huile de colza dans l'alimentation humaine, alors que l'on a découvert que c'est une des huiles qui protège le mieux le système cardio-vasculaire, et qu'elle contribue sans doute aussi à la réduction du risque de cancer, grâce à sa richesse en oméga-3.

Donc, même s'il ne faut pas prendre à la légère les résultats d'analyses aussi poussées que celles mises en avant par l'Institut national du cancer ni les résultats d'études aussi sérieuses que celle de l'unité d'épidémiologie de l'université d'Oxford, il faut néanmoins se rappeler que le potentiel de prévention du cancer par quelques modifications du mode de vie est beaucoup plus important (48 %) que l'augmentation du risque notée dans l'étude d'Oxford (11 %).

Et il faut se rappeler aussi qu'il est facile d'arriver à des conclusions erronées lorsqu'on analyse un facteur alimentaire particulier (comme la consommation de vin) en dehors de son contexte culturel et alimentaire.

 David Servan-Schreiber, professeur clinique de psychiatrie, université de Pittsburgh, chargé de cours à la faculté de médecine de Lyon, auteur d'Anticancer : prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles (Robert Laffont, 2007), directeur de www.guerir.fr

Richard Béliveau, titulaire de la chaire en prévention et traitement du cancer de l'UQAM, titulaire de la chaire Claude Bertrand en neurochirurgie du CHUM, chercheur au service d'oncologie, hôpital général juif de Montréal, coauteur des Aliments contre le cancer (Trécarré éd., 2006, avec Denis Gingras).

Michel de Lorgeril, cardiologue, chercheur au CNRS, investigateur principal de la Lyon Diet Heart Study (sur le régime méditerranéen) et coauteur du Pouvoir des oméga-3 (Alpen éd., 2005, avec Patricia Salen).

mars 29, 2009 | Permalink

Commentaires

Numéro 0 – Août 2009

J e a n – P i e r r e


Il y a les Guignols qui font de la merde.


Il y a Marianne et Charlie qui fournissent le papier.


Désormais, il y a Jean-Pierre qui tire la chasse.

« Le moyen de mettre fin aux crises, c’est de mettre fin au capitalisme. »


Nathalie ARTAUD


Effectivement, le jour où l’on mettra fin au capitalisme, on mettra fin aux crises par la même occasion puisqu’on mettra fin tout simplement à l’économie. En tous les cas, on peut être sûr d’une chose : c’est que grâce à Lutte Ouvrière, on n’est pas près de mettre fin à la connerie.


Du vent, du vent, encore du vent, mais …toujours pas de voile!


Dans le rang des idéologues bonne figure figurent de très nombreux oiseaux boiteux, tel Mr Mailly qui rate peu d'occasions de nous montrer le côté sombre de l’idéologue bon ton : aux grandes gueules, à la question " heures supp' ou RTT " il répond RTT. Si je ne m'abuse, les RTT ne se créent que si l'on travaille, excepté pour Mr Mailly, qui réinvente l'industrie : désormais, les ouvriers n'auront plus besoin d'aller à l'usine. Ils construiront les bagnoles directement depuis leur plumard. Mr Mélenchon, qui n'est même pas le Canada dry du PS puisque lui n’à plus depuis longtemps ni l'apparence ni le goût du socialisme, spécialiste du " dire une chose et son contraire dans la même phrase " nous sort chez Apathie une incongruité dont il a le secret. Il est contre la diminution des effectifs de la fonction publique en même temps qu'il dit que le déficit de l'Etat n'est pas de fonctionnement. Dire cela quand 50% du budget est englouti dans le traitement des fonctionnaires, si ça c'est pas du foutage de gueule, faut retirer l'expression du dictionnaire. La Grande Royal est bien piquée elle aussi, qui à propos de la poupée vaudou du président s'inquiète le 29 octobre du devenir de la liberté de la presse si celle ci s'en prenait au président alors même qu'une bonne partie de cette presse ne cesse de lui casser du sucre sur le dos depuis la campagne. S'il devait bâillonner les journalistes qui le vilipendent en permanence, la totalité de son temps que cela lui prendrait annihilerait entièrement ses fonctions de chef d'Etat; nul doute que cela lui attirerait toutes les sympathies de cette clique de contestataires inconsistants.Et Eric Nolaud et Guy Carlierqui nous expliquent sur RTL que l'ouverture des magasins le dimanche est purement idéologique, et qui se plaignent que les droitiers fassent sans arrêt passer des positions idéologiques pour des nécessités de restructuration du modèle socio-économique. Les mêmes gauchistes brandissent la même mauvaise foi pour pratiquement toutes les mesures du gouvernement qui tentent de nous tirer de la crise, telle la non fiscalisation des heures supplémentaires. Mais au nom de quoi ces incapables notoires totalement dépourvus de solution crédible seraient ils plus légitimés à dire que les mesures du gouvernement sont idéologiques que ceux qui soutiennent ces mesures à affirmer que ce sont eux les idéologues, qui ne brament dans le désert sans chercher à comprendre que parce que cela vient du président, et qui brament toujours d'autant plus fort que leur propre indigence est patente. Et ils nous ressortent ad vital aeternam les mêmes arguments, tous plus contestables les uns que les autres. Et le schtroumf grognon qui n'attend même pas la tenue du congrès de Reims pour enfin tirer sa révérence en nous soulageant au passage du très nuisible député du Nord Marc Dolez, de ce qui ne ressemble même plus à un parti, parce que la motion du roquet besancenoïste qu'il soutenait ne l'a pas emporté, puisque c'est celle de la belle du Poitou qui l'a fait, à la nique de tous les éléphants devenus tellement grossiers qu'on ne leur souhaite plus que le cimetière tranquille, la belle de Paris en tête, ce qui signifie la mort annoncée du trio Delanoë Jospin Hollande, Hollande que l'on dit être l'incarnation d'un parti qu'il n'a fait pourtant que désincarner depuis la campagneprésidentielle.


" Nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d'un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes", affirment les deux mutins. Un front qui s’est avéré demeurer moins buté qu’on aurait pu imaginer puisqu’il qu'il permet tout de même au pied nickelé de Bruxelles à l’occasion des élections européennes – à travers son Front de Gauche - d’opérer un fameux hold up au détriment d’un Besancenot qui doit en ce moment être encore en train de redresser son vélo après la monumentale gamelle qu’il s’est prise. Ca n’est pas la création d’un nouveau parti pour rien et contre tout qui a enrayé la fuite des militants trotskistes qui n’en peuvent plus de la volonté hégémonique de leur leader et qui sonnent le tocsin - par leur désertion à l’occasion de ces Européennes au profit du député européen et de sa colistière communiste – indiquant par cette attitude que la stratégie du postier consistant à s’arc bouter par principe contre toute alliance à la gauche de la gauche commence à montrer ses limites.

Edwy Marx le magnifique !



Edwy Plénel nous explique dans Marianne du 4 octobre 2008 que je cite « la crise actuelle confirme et illustre l'implacable démonstration de K. Marx selon laquelle le capitalisme est son propre et meilleur ennemi, faisant sans cesse de ses forces des faiblesses et inversement, générant toujours les contradictions qui le minent dans un double processus spontané d'autoproduction et d'autodestruction » fin de citation Il est assez commun que ce journaleux cite pour illustrer un phénomène un auteur dont l'idéologie a été la première à illustrer ce phénomène, qui plus est de la manière à la fois la plus éclatante et la plus pitoyable qu'on puisse imaginer. Ne se moque t-il pas du monde en effet quand il cite le grand théoricien de la lutte des classes pour illustrer la genèse autodestructrice alors même que l'effondrement du mur de Berlin qui a marqué l'implosion du communisme est la démonstration du plus énorme fiasco idéologique que le monde ait connu ? Que dire ensuite de l'irresponsabilité grossière des propos je cite : " cette crise conforte comme jamais tout ce minimum socialement préventif " propos par lesquels il tente de nous faire croire que l'ère sarkozienne a sonné le glas de l'Etat providence. L’irresponsabilité se situe ici à un double niveau : idéologiquement d’abord, non seulement le glas de cet Etat Providence là, surprotecteur et déresponsabilisant, et donc fort dispendieux, serait sans doute la meilleure chose qui puisse arriver à notre pays, du point de vue des faits ensuite, ce glas n’a jamais si peu sonné étant donné que la catastrophique et récurrente explosion de nos déficits est la preuve que notre pays continue bel et bien les gabegies identiques qui depuis 30 ans le plonge inexorablement vers une banqueroute à l'Argentine. Et cette incapacité de notre président – incapacité qui tient essentiellement au fait que la réduction des dépenses publiques est un problème chronique que rien en France ne permet davantage à notre actuel chef de l’Etat qu’à tous ceux qui l’ont précédé de résoudre – à diminuer la dette est sans doute ce qui est en train de le séparer de sa base droitière, base dont l’emprunt annoncé lors du discours de Versailles ne va certainement pas contribuer à ralentir l’éloignement. Ce qu’il est tout de même hallucinant de constater, c’est que même sous l’aune d’un président que d’aucun considère comme ultra libéral – alors qu’il ne l’est que dans l’esprit embrumé d’idéologues obnubilés, genre la première secrétaire du PC dont la dégringolade pitoyable du parti quéelle dirige est la preuve flagrante de la justesse des avis, et qui ne ressurgit par spasmes que lorsque d’autres obnubilés tout autant avertis genre Mélanchon viennent lui tendre une perche à l’occasion de quelque élection européenne – il soit aussi rageusement impossible d’enrayer la dérive des comptes publics.


Jusqu'à quand toute cette clique d'irresponsables persistera t-elle à nous faire croire que le modèle social à la française est exemplaire alors qu'il n'est qu'une gigantesque usine à gaz qui n'a servi qu'à propulser le budget du seul remboursementde la dette au rang de premier budget de la nation ? eh oui, ils l’ont fait, juste devant celui de l'Education Nationale, elle-même devenue depuis la disparition de l'Armée Rouge en même temps que de l'URSS, le plus gros employeur du monde, Education Nationale dont le gigantisme la rend tellement incontrôlable, corporatiste, sectaire et réfractaire à toute évolution que même le ministre lui même est incapable de savoir le nombre précis d'enseignants qu'il commande ? Jusqu'à quand cette clique d'irresponsables profitera t-elle de la crise que nous traversons pour par exemple glorifier le système de retraite par répartition au détriment du système par capitalisation, alors même que la dangereuse évolution de la pyramide des âges, caractérisée par un nombre toujours plus important de retraités bénéficiaires pour un nombre toujours plus réduit d'actifs cotisants n'assure pas la plus petite pérennité à ce système dont Rocard qui n'est pas à priori un suppôt du libéralisme reconnaissait qu'il pouvait faire tomber cinq Républiques.


Plénel nous explique ensuite que la gauche voit désormais à l'occasion de cette crise ses vieux fondamentaux réhabilités. A part l'interventionnisme actuel qui n'est absolument pas un fondamental quelconque de la gauche mais juste la marque de l'obligation de sauver le système bancaire, je ne vois nulle part le moindre fondamental de la gauche qui n'ayant par le passé prouvé que la patence de sa totale inefficacité pourrait subitement aider aujourd'hui notre pays à sortir de l'ornière.

De Monte Quoi ???



Le sieur de Montebourg est l'invité d'Europe 1 le 11 janvier : la vacuité faite homme. Et qu'il m'excuse, c'est Montebourg que l'on dit maintenant, il a lui même renoncé à sa particule. C'est dommage, la particule, c'est ce qu'il y avait de plus authentique chez Montebourg. Bref, encore plus que ses copains, il tire à boulet rouge sur le président. Ils sont tellement à court de projet les socialos qu'ils n'ont d'autre choix pour ne pas couler que de se lancer perpétuellement dans la critique acerbe. Telle celle qui concerne le pouvoir d'achat dont ils répètent comme un leitmotiv que le président n'en tient pas la promesse : en dehors du fait que les promesses qu'on fait le plus volontiers en campagne électorale sont celles qu'on sait ne pas pouvoir tenir - si un candidat ne se hasardait qu'en des promesses tenables, il serait élu roi des gentils petits oiseaux de la jolie forêt, mais certainement pas président de la République - le seul soutien efficace du pouvoir d'achat, c'est la croissance, pour la relance de laquelle les socialistes sont aussi vides de solutions qu'ils sont véhéments pour la critique du gouvernement agissant, se faisant un vibrant honneur de ne surtout pas manquer d'oublier les quelques 760 millions d'euros disponibles au bénéfice des 3,6 millions de personnes éligibles au Revenu de Solidarité Active. Telle celle également concernant le plan de relance de 26 milliards, dont les socialistes n'ont eu comme réaction que de se précipiter pour lui reprocher son insuffisance, minant par la même le moral des acteurs économiques de telle manière que cela réduit d'emblée et d'ores et déjà considérablement ses chances de produire les effets escomptés.


On a le très net sentiment que plus les socialistes se rendent comptent qu'ils n'ont strictement rien d'autre à proposer aux français que leurs vieilles lunes interventionnistes qui sont la cause essentielle de la déconfiture de laquelle le gouvernement s'échine à tenter de nous sortir aujourd'hui, plus ils s'acharnent contre lui, en espérant sans doute que leur courroux sera assez perceptible pour dissimuler leur pitoyable vacuité. Le député remet ainsi en cause toutes les réformes qui ont pour but de freiner la dérive totalement incontrôlée des dépenses publiques. Il remet sur le tapis pour la 88 521 ème fois le paquet fiscal. Il parle des 500 millions d'euros de chèques qui ont été faits aux riches, en se gardant bien évidemment de les mettre en parallèle avec les quelques 100 à 200 milliards d'euros de chèque signés par ces riches avant qu'on ne leur rembourse généreusement cette aumône afin que le franchissement de la barre des 50% d'impôts ne transforme point les prélèvements en racket organisé. Ne serait ce pas vous qui ayez inventé la mauvaise foi, Mr Arnaud ? Ah il y a une grande richesse d'arguments chez les éléphants, et plus ils sont imbus d'eux même plus le vide de leurs propositions saute aux yeux.


Quand on écoute le député de Soane et Loire, on frémit rien qu'à l'idée qu'on a immédiatement à l'esprit de ce qu'un programme socialiste de remise en question de toutes les réformes actuelles et donc de retour immédiat à l'immobilisme le plus radical qui terrasse notre pays depuis 50 ans aurait pour conséquence : si les socialistes reviennent au pouvoir en 2012, parviendront t-il avant 2017 à faire franchir à notre pays la barre symbolique des 3000 milliards d'euros de dette publique ? Quand on écoute le bel Arnaud, on peut même parier sans grand risque pour 3500 milliards. Mais ça n'est pas grave n'est ce pas, au delà des 4000 milliards, je pense que ça n'est même plus la peine de compter. Ceux qui compteront, ce ne sont finalement que nos enfants et arrière petits enfants sur quelques décennies de générations. Après tout, si on peut leur plomber l'existence pour la nuit des temps, pourquoi s'en priver ? « Allez, tous derrière le bel Arnaud, ça n’est pas parce qu'il veut priver nos enfants d'avenir qu'il faut lui gâcher le sien. « Oui, Arnaud, vive les déficits » lui répond en écho son ami le président du conseil général de l'Ardèche ce même dimanche chez A.S. Lapix sur Canal +. Il explique que le meilleur moyen de soutenir l'emploi, c'est de créer des postes de fonctionnaires. Oui, "vive les déficits", entonne à la cantonade un directeur d'hôpital qui demande la création de 20 000 postes. Le trou de 800 millions à l'hôpital public ? Mais bagatelle voyons, allez amis socialistes, faisons l'effort pour un chiffre rond : plus que 200 millions et oui, ce sera le milliard, le milliard, LE MILLIARD à l'hôpital !!! La vacuité et l'explosion des déficits comme unique programme : au boulot, Martine, y'a du pain sur la planche.


Le caractère systématique de la contestation est tel que cela fait parfois plonger ses auteurs dans la contradiction grotesque. Ainsi, Marianne du 2 mai affiche triomphalement en couverture qu’elle se réjouit d’une des conséquences de la crise mondiale : l’appauvrissement des riches, en titrant « … une enquête qui ne fera pas pleurer dans les chaumières » Nous tenons chez Jean-Pierre à souligner le caractère fondamentalement stupide de ce genre de parti pris en affublant le magazine d’une formule dont nous ne sommes pas peu fiers : « Les pourvoyeurs de substitut de papier hygiénique » En effet, les deux produits sont également utiles. La seule différence existante entre Marianne et le papier hygiénique, c’est que le papier glacé n’est pas pratique pour se torcher. Car en fait, l’appauvrissement des riches, c’est l’appauvrissement de la France, et donc des français. Or, comment peut on passer son temps en volées de bois vert contre un gouvernement qui n’en fait jamais assez pour les déshérités et en même temps se réjouir de l’appauvrissement de la Nation ?


Le député de Saône et Loire n’est cependant qu’un enfant decœur par rapport à certains. A ceux d’abord dont la schizophrénie se manifeste à travers la bêtise, bien grasse et bien grossière, dont le député Mélenchon a su depuis longtemps se faire une spécialité. Chez nos amis de RTL le 28 avril, il qualifie le Modem (Mouvement Démagogique) de droite civilisée, estimant par là que l’UMP constitue la droite non civilisée. Quand on fait ouvertement alliance – pour des Européennes par exemple - avec un parti qui a causé la mort d’un million de personnes, quand on recherche sur tous les fronts l’alliance avec un parti qui prône le Révolution et qui a faillit recueillir dans ses rangs l’un de nos pires terroristes, qui à sa sortie de prison n’a rien trouvé de mieux à faire que de répéter qu’il ne regrettait en rien l’assassinat d’un grand capitaine d’industrie, on a une conception de la civilisation, Monsieur le Député, qui ne légitime aucunement le droit de donner des leçons. La noblesse de la politique, c’est la confrontation des idées. Lorsque l’on déplace cette confrontation sur le terrain de la diffamation, comme vous savez si bien le faire, la politique devient l'art des voyous.


Quand il ne se commet pas sur le terrain de la diffamation, il le fait sur celui de la mauvaise foi caractérisée, estimant ainsi le 5 mai sur RTL que N. Sarkozy représente un rouleau compresseur libéral, ineptie à peine croyable lorsque l’on sait que notre pays est le plus protecteur et le plus redistributeur du monde, ceci étant confirmé par le fait qu’il est reconnu de tous, toutes tendances confondues, qu’en cette période de crise totalement inédite au niveau mondial, le modèle social français constitue un matelas exceptionnel qui permet comme nulle part ailleurs d’en absorber les pires effets.


A un degré supérieur de schizophrénie contestataire se trouve par exemple le représentant de l'Humanité Dimanche qui sur le plateau d'"Entre les ailes" sur La Chaîne Parlementaire le dimanche 26 avril sort trois inepties en 1/4 d'heure; d'abord, il évoque un sondage "bidon" de son journal duquel il ressort que 71% des français sont contre les licenciements. " Etes vous pour ou contre les licenciements ? ", ça n'est pas un sondage, c’est une escroquerie, car bien évidemment, on voit très mal comment pourrait être important le nombre d'individus qui se prononceraient pour que des salariés perdent leur emploi. Eh oui, il y a les canards qui font de l'information et ceux qui se spécialisent dans la manipulation. Ah, l'Humanité, sacré canard : le seul truc au monde qui vous fasse apprécier la grippe aviaire. Ensuite, nous avons droit à l'éternelle tarte à la crème en guise de conclusion lapidaire : " Il faut changer de système ". Cette énormité est la ressussée favorite de tous ces schizophrènes qui se gardent bien évidemment de nous donner ne serait ce que les prémisses du système qui pourrait remplacer le capitalisme. Ah bon, ce système nouveau n'a pas encore été inventé !! C'est donc cela la raison pour laquelle le capitalisme existe toujours, parce qu'aucun autre système n'a été inventé pour le remplacer. D'accord, mais que fait on alors ??!! On attend derrière la porte le temps que l'Humanité invente un nouveau système qui va remplacer le capitalisme. Ah ah ha ah ha, excusez nous de nous marrer de notre curiosité, on pose juste la question, si tant est que ce journal soit capable de répondre à une seule question dans ce pays.


C'est Coluche qui le soulignait excellemment : quand on n’en sait pas plus que ça, on ferme sa gueule. Il termine l'émission en reprochant au chef de l'Etat de ne point avoir de vision, de ne pas avoir su en particulier anticiper la crise systémique. Il est toujours délicieux de se faire traiter d'idiot par les imbéciles : personne en France n'a la moindre vision de l'avenir, personne au monde n'a su anticiper cette crise gantesque, mais le président lui aurait du faire tout cela, tout seul dans son coin. C'est franchement n'importe quoi, pas étonnant que cela vienne de l'Humanité. Et après, tous ces ahuris gémissent partout où ils peuvent de son omni présidence. Je pense néanmoins savoir pourquoi le Président n'a pas de vision : il attend que les pontes de l'Humanité lui donnent la leur.


Et Frédéric Nolaud qui sur Europe 1 s'en prend le 15 mai au Président l’accusant, après Arditi, Gréco et consorts, de continuer sa "chasse à la gauche caviar", avec Jean Daniel, responsable selon lui d'un éditorial particulièrement bienveillant envers le chef de l'Etat, terminant sa chronique par son appréciation favorite lorsqu'il accuse ces gens d' "aller à la soupe". Ah mais bien sur, si quelque journaliste apprécie le président, ça n'est pas parce qu'un PS à la ramasse, le plus inconséquent de l'histoire, sans leader et totalement dénué de programme crédible est moins appétissant qu'un homme qui bouscule une France radicalement sclérosée avec des réformes destinées à la sauver de la banqueroute, c'est parce qu'il va à la soupe. Ah mais bien sûr, si quelque artiste soutient une loi s'opposant au v(i)ol organisé de la propriété intellectuelle, ça n'est pas pour protéger sa noble profession, c'est pour aller à la soupe. En tous les cas, si l'on devait organiser une chasse aux cons, il est probable que Nolaud serait parmi les premiers à prendre du plomb dans le cul... Quant à nous, nous ne serions certainement pas les derniers à appuyer sur la détente.


La socialiste Najet Belkacem qui nous explique sur RTL le 19 mai que le gouvernement répond à la révolte des enseignants-chercheurs par la formule des 3 M : mépris, mensonge, manipulation, je répond par une autre formule qui sied comme un gant à son parti, celle des 3 I : incapacité, irresponsabilité, indigence. Quant au trublion de service, Bedos, il nous sort en spectacle un de ses revers : « Une gazelle a bouffé des éléphants. J’espère maintenant qu’elle va se payer le teckel à poil dur. » On appréciera. Il dit ensuite qu’il n’est pas méchant. Non, pas méchant, juste trouillard comme pas deux, car il invite ensuite sur scène Jamel Debouze. D’aucun s’en réjouira en constatant qu’on les a enfin réunies, les deux bouses. Moi, je me contenterais de dire qu’il a bien fait d’appeler l’acteur oscarisé. Un gars comme moi qui a du mal à encaisser son antisarkozisme quaternaire, il lui mettrait un pain dans la gueule, sans doute. Alors que le comédien qui a réussi à nous rafler l’une des beautés du PAF, il est très pratique, car avec Debouze, on divise tout de même par deux le risque de se manger une châtaigne.


Ces hurluberlus, pour utopiques donc irresponsables qu’ils sont, n’en jouent pas moins dans la petite cour de l’Inepte.


C’est en effet une gamme d’une toute autre ampleur que pipotent certains affabulateurs, tel le pseudo philosophe Alain Badiou, pseudo car ses thèses ignominieuses relèvent davantage du charlatanisme que de la sainte philosophie, un de ces innombrables escrocs intellectuels que la crise actuelle fait subitement surgir de l'ombre comme le diable à ressort de la boite surprise. En entretien avec Frédéric Taddéi sur France 3 par exemple, il nous sort une ineptie qui fleure bon les plus belles années du marxisme-léninisme avec " les politiques sont au service des banques puisque l'on a trouvé les milliards pour les renflouer alors même que ces milliards manquent toujours par ailleurs ". Ce parti pris fondamentaliste est un parfait exemple de ce type d'escroquerie fonctionnant uniquement sur la base de théories totalement fallacieuses dans le sens ou leur démonstration inverse aboutissant à une conclusion opposée est tout autant sinon davantage recevable.


Ici, la subjectivité partisane est tellement grossière et récurrente que cela fait passer des propos parfaitement contestables pour positivement ineptes. Il est bien évident que la nation, et donc le politique, ne sont pas davantage au service des banques que les banques ne sont au service du citoyen, et donc du politique. Le fait de jouer la politique du sourd dingue à tous les arguments contradictoires est par ailleurs l'une des postures essentielles de ces escrocs dans le but fondamental de maintenir à la surface, contre vents et marées, leurs théories mensongères. Ainsi, avez vous remarqué comment ils continuent à prétendre que l'on a trouvé 360 milliards d’euros pour les banques alors qu'il n'en est absolument rien pour la bonne et simple raison que Bercy ne possède pas cette somme miraculeuse ? La réalité est bien sûr que cette manne bien entendu purement théorique et donc sans aucune réalité ne constitue qu'une simple garantie émise par le gouvernement français au profit de banques ruinées afin que celles ci puissent être recapitalisées afin tout simplement de continuer à jouer le rôle sans lequel aucune économie ne peut fonctionner. Il ne faudrait sortir l'argent réellement des caisses du Trésor que pour les cas très peu probables d'établissements en état de faillite avérée. Le fait d'ignorer purement et simplement les réalités qui vont à l'encontre de leurs thèses fumeuses est donc la posture fondamentale de ces escrocs qui profitent des périodes chroniques de crise du capitalisme pour ériger d'abjectes contre vérités en solutions providentielles. Ainsi, ces escrocs prompts à jeter le bébé avec l'eau du bain condamnent t-ils comme ayant fait faillite un système qui n'est qu'en crise, étant entendu que ce qui gouverne le monde depuis cinq siècles et qui l'a sorti des errances meurtrières du Moyen Age historique ne peut en aucune manière guider les hommes sans cesse plus loin sur la route du progrès sans voir s'égarer à périodes régulières quelques grains de sable dans ses rouages. Il est vrai que les imposteurs tel Badiou ne se lassent jamais de l'honneur de réhabiliter le communisme, forts qu'ils sont du fait qu'un système qui n'existe plus parce qu'il a constitué le plus lamentable échec idéologique de la société humaine, ne peut plus par définition être condamné comme nuisible pour l'humanité, au contraire d'un autre qui même s'il connaît des ratées plaide du fait même qu'il existe encore pour être le. seul capable de donner à l'homme les rênes de sa perpétuation.

Fermez la, Joffrin !!!



Le Rédac’ chef de Libération Laurent Joffrin titre « le septennat de Nicolas Sarkozy », signifiant par là que le quinquennat du président – qui n’en est pourtant qu’à sa moitié – lui paraît tellement long qu’il a l’impression qu’il est interminable. Lui est minable simplement, car s’il appelle de tous ses vœux la fin de cette mandature, la plus élémentaire cohérence exigerait qu’il propose un remplaçant au président qui aurait une meilleure action que lui à la tête de notre belle mais très immobiliste Nation. Or comme tous les bêlant antisarkozistes, il en est radicalement incapable. J’ai une excellente formule pour tous ces incapables genre Joffrin qui passent leur temps dans la contestation et qui nous proposent en contreparties les queues des cerises ; d’accord, c’est la saison, mais ça n’est pas une raison : « parmi tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus intéressants restent toujours ceux qui se taisent ». Comme le disait si bien Coluche, quand on n’en sait pas plus que ça, « on ferme sa « gueule » ». Et bien, fermez la, Joffrin !!!

Rédigé par : Verthuit | 4 sep 2009 17:43:36

Bonjour,
je vais pas vous laisser un commentaire aussi bien étoffé ^^
Je voudrais savoir si vous connaissez le livre "Jus de Grenade Fermenté" paru aux Editions marco pietteur, par rapport aux activités antioxydantes de la grenade qui seraient bien supérieures au vin rouge ou même au thé vert.
Ce livre est téléchargeable sur le site : http://www.elixirgrenade.be/
cordialement,
Jean-Luc

Rédigé par : Jean-Luc | 28 mai 2010 13:35:15

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